

Amicale des Anciens Combattants de Biviers et Saint-Ismier
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Le samedi 17 octobre, s’est déroulée au cimetière St Lazare de Montélimar une émouvante cérémonie en l’honneur de mon grand père maternel, le capitaine Hippolyte DELLAC, adjoint au colonel
commandant le 52e régiment d’infanterie, cantonné dans cette ville lorsqu’éclata la guerre de 1914-1918.
Ses petits enfants s’étant aperçu, à l’occasion de la restauration récente de la tombe de leurs grands parents, que leur grand-père (dont le nom est gravé sur le monument aux morts de la ville) ne figurait pas dans le mémorial aménagé au centre du cimetière dédié à tous « les morts pour la France » de ce régiment - l’une des gloires de Montélimar - ont demandé et obtenu du Préfet de la Drôme (grâce à l’intervention du président du Souvenir Français et du Député-maire de la ville) que soit plantée en son honneur une croix semblable aux autres, avec mention de ses nom, grade et dates de naissance et décès. Il est juste de dire que c’est grâce au président de l’Amicale des Anciens Combattants de Biviers, Pierre CHAUVET, que j’ai été mis contact, au début de 2009, avec le Souvenir Français, et son président pour la Drôme, Jean-Pierre SCHLOTTER.
Pourquoi le capitaine DELLAC ne figurait-il pas dans ce mémorial ? Mort au combat le 20 octobre 1914, il fut d’abord inhumé dans le caveau d’une famille accueillante de la Somme, apitoyée par la détresse de sa veuve. Ma grand’mère, en effet, lorsqu’elle avait été informée de la blessure de son mari à la tête, s’était précipitée, munie d’un laisser-passer fourni par l’état-major du régiment, pour tenter de le rejoindre et le revoir vivant, malgré l’extrême difficulté à circuler à l’approche du front et les immenses dangers qu’elle encourait en se rendant sous une pluie d’obus jusqu’au lieu des combats. Elle y réussit pourtant, et le trouva dans une ambulance de fortune où l’on avait tenté de l’opérer ; elle le suivit pendant quelques jours dans les déplacements provoqués par les assauts de l’ennemi, mais ce fut pour avoir finalement la triste consolation de recueillir son dernier soupir dans ses bras… A la fin de la guerre, elle fit transférer son corps dans la tombe familiale à Montélimar, et reçut en son nom la croix de chevalier de la Légion d’Honneur et la croix de guerre avec palme.
Lorsque le Souvenir Français et les Anciens combattants de ce régiment, à la fin du siècle dernier, firent aménager le mémorial au centre du cimetière St Lazare, personne ne sut comment contacter les descendants du capitaine DELLAC, qui d’ailleurs reposait dans un tombe aménagée par sa veuve, décédée en 1955. Jusqu’à ce jour de l’an dernier, où deux de ses petits-enfants constatèrent en même temps que la tombe de leurs ancêtres avait grandement besoin d’être restaurée, et que leur grand-père avait été « oublié » dans le mémorial des morts de la Grande Guerre.
Le 17 octobre, donc, à l’invitation d’un de ses petits-fils (moi-même) et de sa femme, plus de 90 survivants parmi les quelque 160 descendants du capitaine DELLAC (petits-enfants - tous nés à Grenoble, - arrière petits-enfants et arrière arrière petits-enfants) se sont réunis et recueillis devant la tombe restaurée de leur ancêtre, sur laquelle une gerbe enrubannée de tricolore fut déposée, tandis que le colonel (c.r.) de l’armée de l’air Jean DELLAC (le fils aîné du fils aîné), ancien pilote de la patrouille de France, faisait l’éloge funèbre de son grand-père en lisant le récit bouleversant rédigé par sa veuve au retour du front. Puis, devant le monument du mémorial pavoisé, en présence de M. Jean-Pierre SCHLOTTER, Président du Souvenir Français, et du Président de l’Amicale des Anciens Combattants de la Drôme, une gerbe fut également déposée au pied de la croix fraîchement installée, tandis que toute l’assistance, après une minute de silence, entonnait « La Marseillaise ».
A l’issue de cette émouvante et double cérémonie, tous les descendants présents de ce héros de la Grande Guerre se sont retrouvés (ou ont fait connaissance…) pour un banquet familial dans un restaurant de la ville, décoré de drapeaux de table portant la griffe de leur ancêtre. Ces descendants, heureux d’avoir rempli un tel devoir de mémoire et de fidélité, ont tenu à exprimer leur reconnaissance à tous ceux qui ont œuvré à la réussite de cette journée, en particulier le président du Souvenir Français et le Député-maire de Montélimar, qui, émus par ce témoignage de piété filiale, ont offert l’installation de la croix du capitaine DELLAC au pied du monument central, au milieu de ses soldats.
Pierre MAURICE,
Professeur honoraire des universités,
Capitaine de réserve honoraire de l’Arme Blindée Cavalerie,
Titulaire de la Croix de la Valeur Militaire (Algérie).
Forte affluence en ce matin pourtant brûmeux et froid au Monument aux Morts
de Biviers pour célébrer avec ferveur le 11 novembre 1918. Il y avait les anciens combattants, les pompiers, mais aussi beaucoup de familles et surtout les enfants des écoles. Ils étaient
là bien avant l'heure, ils ont participé au lever des couleurs, à la remise des décorations, au dépôt des gerbes, chanté la Marseillaise, réjouissant l'assistance par leur sérieux et
leur enthousiasme. A la fin de la cérémonie un pot offert par la municipalité nous a permis de prolonger cet instant solennel dans la convivialité.
Pour découvrir plus de photos, cliquer sur le lien ci-après;
http://picasaweb.google.fr/amicale.acb/OnzeNovembre2009
Ce samedi 31 octobre a vu la clôture de l'exposition « La guerre d'Algérie, une exigence de vérité ».
Celle-ci était accompagnée de la 7 ème et dernière conférence du cycle: « Le Bachaga Boualem , un notable au service de la France »
Comme pour les conférences précédentes, la salle était comble et durant plus d'une heure, le lieutenant-colonel.Yves Boualem (neveu du Bachaga), nous a fait découvrir sa famille dans l'histoire de l'Algérie. Ses lointains ancêtres ont combattu avec Abdel Kader, avant que celui-ci dépose les armes et se rallie à la France. La conférence fut tout au long émaillée d'anecdotes personnelles sur les évènements vécus , narrés avec un sommet d'émotion lorsqu'ils s'est agit du sort réservé aux harkis après le 19 mars 1962.
Un tonnerre d'applaudissements fut la conclusion de l'exposé.
Pendant la guerre d’Algérie, le FLN a su habilement utiliser la technique de
désinformation. L’armée française réplique avec un dispositif d’action
psychologique à destination de la population musulmane.
Depuis 1962, la désinformation se poursuit, entretenue par le FLN et ses soutiens politiques et idéologiques.
L’abandon des harkis par la France et leur massacre restent l’une des pages les plus douloureuses et les moins honorables de la guerre d’Algérie. Les pertes sont impossibles à évaluer avec précision : elles seraient voisines de 80.000 morts, familles comprises. La sauvagerie des exécutions reflète la soif de vengeance entre autres du FLN à l’égard de ses coreligionnaires qui avaient préféré la France.
Ce soir le général F. Meyer, nous a raconté "ses" harkis, ses frères, toujours au centre de ses préoccupations.
Il nous a mis dans la confidence de toutes les péripéties de cet ABANDON, dont on ne voit pas le bout du tunnel, aujourd'hui encore.
Quelques harkis et fils de harkis étaient présents, ils ont pris la parole pour témoigner.
Ce soir Claude Granjacques, qui a participé à l'élaboration de notre exposition, est venu nous parler des SAS.
Créées en 1955 elles avaient pour rôle de ramener à la France, une population indigène qui avait tendance à s'en éloigner. Fort de son vêcu, Claude qui a été capitaine de SAS, nous a fait
toucher du doigt toutes les difficultés attachées à la mission des SAS. Son propos nous est allé droit au coeur. Les applaudissements ont été très chaleureux.
Le succès de nos conférences va croissant. Ils étaient nombreux ce soir à découvrir notre exposition. Il y avait des anciens, des jeunes et mêmes de très jeunes collègiens. J'ai surpris
André et Aristarque très absorbés à la lecture d'un tableau. En vacances à ST Ismier ils sont respectivement de la Mayenne et de la Sarthe. Le grand père d'Aristarque est décédé durant la
guerre d'Algérie.
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